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Lipœdème : les 3 sports à privilégier selon la présidente de l'AMLF 🏊‍♀️💛

  • Photo du rédacteur: Anne Thiebold
    Anne Thiebold
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Le lipœdème toucherait 10 à 11 % des femmes en France, mais reste largement sous-diagnostiqué. Interrogée par Aufeminin, Pascale Etchebarne, présidente de l'Association Maladie du Lipœdème France (AMLF), revient sur la place du sport dans la prise en charge de cette maladie chronique du tissu adipeux, encore trop souvent confondue avec un simple excès de poids.


Le sport, un pilier de la prise en charge (mais pas un remède)

Premier point rappelé par la présidente de l'AMLF : bouger ne fait pas disparaître la graisse pathologique liée au lipœdème. En revanche, elle rappelle que "l'activité physique constitue l'un des piliers de la prise en charge conservatrice". Un sport adapté doit avant tout préserver la mobilité articulaire, limiter les douleurs chroniques, favoriser le retour veineux et lymphatique, et maintenir la masse musculaire.


Les sports aquatiques, grands alliés du lipœdème

Sans surprise, l'eau arrive en tête des recommandations. Natation, aquagym, aquabike : ces activités profitent de la pression hydrostatique de l'eau, qui agit comme une compression naturelle et facilite le drainage des fluides tout en soulageant les articulations. De quoi ressortir d'une séance avec une sensation de jambes plus légères.


Marche, vélo et course à pied : oui, avec quelques précautions

La marche et le vélo font aussi partie des sports recommandés, idéalement associés à une compression médicale adaptée. Ces activités activent la pompe musculaire des mollets, ce qui aide à limiter la sensation de jambes lourdes. Quant à la course à pied, souvent perçue comme risquée, elle n'est pas systématiquement déconseillée : elle peut se pratiquer progressivement, sur un terrain souple et avec une compression si besoin, tant qu'elle ne réveille pas les douleurs. En cas de lipœdème plus évolué ou douloureux, mieux vaut toutefois privilégier des activités sans impact.


Le renforcement musculaire en douceur : Pilates, yoga, gym douce

Dernier pilier conseillé : le renforcement musculaire doux, via le Pilates, le yoga ou la gymnastique douce. Ces pratiques permettent d'entretenir la musculature profonde, la stabilité et la souplesse, sans à-coups ni chocs susceptibles d'aggraver les douleurs déjà présentes au niveau des jambes.

Chez l'AMLF, on le rappelle souvent : chaque parcours est différent, et l'activité physique doit toujours être adaptée à son propre corps, à l'avancée de la maladie et, si besoin, en lien avec un professionnel de santé. 💛


Source : interview de Pascale Etchebarne recueillie par Maude Sebaihi pour aufeminin.com.

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